Vous avez déjà vu Cindy Blackman dans Rolling Stone, Modern Drummer, Rhythm, Down Beat et People, ainsi que dans tous les clips de Lenny Kravitz, avec son allure fière et son afro proéminent qui contribuent à donner de l’autorité à ses contretemps.

Lorsque Cindy Blackman se retrouve en tête d’affiche au Drum Fest de Montréal, elle ne manque pas de défier toutes les attentes, d’abasourdir son audience et de lui couper le souffle. Lorsqu’elle décolle, vous vous sentez comme un oiseau devant la bouche d’un moteur d’avion: il ne reste qu’à bien vous tenir! Lorsque vous croyez avoir tout vu: sa grande maîtrise des gestes, sa puissance et sa vaste portée dynamique, ce n’est encore que le début.


 




Cindy Blackman a confié au Modern Drummer qu’elle répète sur sa batterie dans son appartement à Brooklyn et non sur des tampons d’exercice en caoutchouc. Étonnamment, elle ne reçoit aucune plainte des voisins, la police ne vient jamais cogner à sa porte et elle ne réveille personne. Vous voyez où nous voulons en venir? Cindy peut jouer tout en douceur: son contrôle est absolu, peu importe la force de son jeu. Le jeu de Cindy Blackman est un hommage vivant au légendaire style articulé de Tony Williams, au jeu complexe d’Alan Dawson et de la férocité de son mentor, Art Blakey.

Également artiste exécutante, son répertoire inclut sept albums solos, des vidéos éducatives et d’innombrables séances en freelance. Cindy Blackman a commencé à jouer dans les orchestres à l’école, puis elle a poursuivi en musique à Berklee pour finalement se retrouver à jouer dans les clubs de Manhattan aux côtés d’artistes tels que Pharoah Sanders, Jackie McLean, Sam Rivers, Wallace Roney et même Bill Laswell.

Cindy Blackman est une virtuose et au-delà de ses grandes qualités techniques, elle transpire le soul. Et le soul, c’est la chaleur et la résonance qui persistent longtemps après que les notes se soient assourdies et que les lumières se soient éteintes.

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