Cindy Blackman a confié au Modern Drummer qu’elle répète sur sa batterie dans son appartement à Brooklyn et non sur des tampons d’exercice en caoutchouc. Étonnamment, elle ne reçoit aucune plainte des voisins, la police ne vient jamais cogner à sa porte et elle ne réveille personne. Vous voyez où nous voulons en venir? Cindy peut jouer tout en douceur: son contrôle est absolu, peu importe la force de son jeu. Le jeu de Cindy Blackman est un hommage vivant au légendaire style articulé de Tony Williams, au jeu complexe d’Alan Dawson et de la férocité de son mentor, Art Blakey.
Également artiste exécutante, son répertoire inclut sept albums solos, des vidéos éducatives et d’innombrables séances en freelance. Cindy Blackman a commencé à jouer dans les orchestres à l’école, puis elle a poursuivi en musique à Berklee pour finalement se retrouver à jouer dans les clubs de Manhattan aux côtés d’artistes tels que Pharoah Sanders, Jackie McLean, Sam Rivers, Wallace Roney et même Bill Laswell.
Cindy Blackman est une virtuose et au-delà de ses grandes qualités techniques, elle transpire le soul. Et le soul, c’est la chaleur et la résonance qui persistent longtemps après que les notes se soient assourdies et que les lumières se soient éteintes.