Daniel de los Reyes est l’homme de la situation. Mais ça, vous le saviez déjà puisque vous l’avez déjà vu au Drum Fest dans le passé et que vous vous souvenez des applaudissements.
Son compagnon de scène, Luisito Quintero, vient aussi d’une famille aux multiples talents musicaux. Certains membres de sa famille sont des percussionnistes acclamés dans leur pays natal, au Vénézuela, jouant de tout, de la salsa à la symphonie. Luisito, lui, a toujours lorgné du côté des États-Unis. Aujourd’hui, il est un percussionniste de premier choix dans son pays d’adoption. Vous n’en croirez pas vos yeux de le voir debout derrière ses timbales exécutant un ostinato sur la cloche à vache, de la main gauche, avec une telle rapidité que ça ne devrait pas être permis, tandis que sa main droite se démène sur des fûts métalliques. Pas étonnant que son premier disque s’intitule « Percussion Madness ». Soyez donc avisés: une fois que vous l’aurez entendu, vous risquez d’abandonner le clave du pied gauche que vous avez tant pratiqué, mais que vous n’arrivez pas à maîtriser complètement. Quintero vous distraira avec d’autres numéros du genre sur les congas, les bongos, les djembés et j’en passe. Il s’en tire également pas mal en studio, comme l’illustre bien son répertoire: The Rolling Stones, George Benson, Claudia Acuňa, Nathalie Cole, Diana Krall et Tito Puente. Percussionniste passionné, toujours assoiffé d’apprendre et de s’accomplir, Luisito est un excellent professeur, consultant et musicien de premier plan.
Le Drum Fest de Montréal souhaite la bienvenue à Daniel de los Reyes et Luisito Quintero.