Comment peut-on traduire le génie de Damien Schmitt en mots? Eh bien, nous pouvons commencer par mentionner qu’il arrive de la France, qu’il est hautement qualifié et qu’il est à l’aise avec les groupes de la rue, les groupes latins, les groupes électroniques, les groupes fusion, les « big… », bref vous comprenez. Lorsqu’il fait face à un scénario familier ou inexploré, Damien a un don pour découvrir de nouvelles façons d’accomplir le travail. Il est bien capable de jouer avec n’importe quels objets qui ressemblent à des tambours et des cymbales. Il peut les gratter avec des objets métalliques pour réussir à produire des sons plus graves.


 





Ceci nous mène à la difficulté de prédire ce que Damien Schmitt va faire au Drum Fest de Montréal 2009. Nous avons une idée générale, basée sur son agile performance avec Alain Caron et Frank Gambale, ce qui veut dire que vous assisterez à une prestation ultra-rapide. Regardez attentivement, il a plus d’un tour dans son sac. Votre caméra risque d’avoir de la difficulté à effectuer une mise au point sur Damien. En spectacle, il ressemble à un « Bugs Bunny » en chair et en os. Il est vif, il butine avec des petits coups saccadés. Étrangement, il est gracieux. Rien de ce qu’il joue ne ressemble à Syncopation de Ted Reed, c’est sûr, mais combien inspirant.

Sans tomber dans les clichés, disons seulement que Damien Schmitt est un musicien contemporain qui continue de faire bouger en adaptant sa sonorité, son exécution (et ses bouffonneries) pour diversifier les styles de façon crédible.

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