photo de Randy Cooke gracieuseté de Neal Burstyn (www.ntbcreative.com)

L’heure est groove

Tout le monde parle du groove. Mais il faut se rendre à l’évidence que bien peu savent comment le produire. Mais ça va changer avec le Drum Fest de Montréal 2009. Vous ne pourrez pas vous empêcher de groover après avoir vu Ndugu Chancler, Gerry Brown et Randy Cooke. Chacun d’eux ferait danser le Pape! Quand ils jouent, tous les rabbins dans un périmètre de dix kilomètres se mettent à danser comme jamais on ne les a vus danser. Et croyez-nous, dès que Ndugu, Gerry et Randy auront commencé à répandre le groove, toutes les statues dorées du Bouddha se lèveront et onduleront.

 





Ne soyez pas apeurés par cette thématique spirituelle, car si le groove régnait, il n’y aurait plus de guerre, de terrorisme, de famine, de seigneurs de la guerre et nous n’aurions pas à jouer lors de mariages!

Ndugu. Deux mots viennent à l’esprit : « Billy Jean ». C’est Ndugu qui a joué ce groove, sans Pro Tools ni un logiciel de nettoyage de rythmes. Lorsque Ndugu frappe un tambour, ça groove. Gerry Brown a joué avec Stevie Wonder. Ça dit tout! Gerry lève le bras, la baguette capte un peu de lumière et redescend sur le tambour comme un marteau-piqueur sur une Lexus. C’est à cet instant et avec ce mouvement qu’apparaît le groove. Enfin, Randy Cooke fera claquer ses doigts et danser ses jambes, comme il le fait dans les studios de Toronto et de Los Angeles, et maintenant partout sur la planète. Il vous offrira des grooves mémorables, des grooves qui feront sourire Ringo Starr.

La prochaine fois que vous vous apprêtez à jouer votre passe flamboyante, vous devrez la justifier : est-ce qu’elle va contribuer à transmettre le groove ou sera-t-elle nuisible? N’y pensez pas trop longtemps!

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