Nous entendons parler des derniers innovateurs qui appliquent des rythmes indiens complexes aux sons de la batterie américaine. Le Britannique Pete Lockett possède des chaussures plus vieilles que certains de ces gars-là. Peter incorpore des paroles et des gestes indiens à la batterie et aux percussions depuis plusieurs années déjà. Au fait, il a littéralement écrit un livre à ce sujet, qui s’intitule Indian Rythms for Drumset (Hudson). De même, les performances et les enregistrements de Steve Smith s’inspirent de la culture indienne depuis très longtemps. Ceci n’est pas de la petite bière. Le vocabulaire de la musique indienne est très complexe, un cauchemar phonétique, si on le compare à la tablature américaine.

 




Smith et Lockett présenteront des sons et des rythmes mystérieux et excitants lorsqu’ils se produiront en duo au Drum Fest de Montréal. Ils ne feront rien à la légère, ajoutant une saveur indienne comme du cari au riz. Ils seront dans le feu de l’action. Pour le Drum Fest, ils iront au-delà des rythmes du sud habituels en passant par les méthodes indiennes du nord, en les fusionnant aux sons traditionnels de la batterie et des percussions occidentales. Non seulement ils joueront à la main et avec des baguettes, ils émettront des inflexions étranges – « improvisations vocales » à l’indienne selon le rare langage vocal des percussions appelé Konnakol.

Smith connaît son sujet. S’il émet les sons « re te tak », il peut le jouer aux tambours ou argent remis. Dans le même ordre d’idées, Peter Lockett ne fait pas que tapoter les tablas. Ses connaissances sont approfondies, son exécution est raffinée. Accueillons les experts Smith et Lockett, qui viennent pour jouer et qui en ont long à dire sur le fascinant style hybride.

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