C’est ici que le funk commence et John Roberts ne lâchera pas le morceau avant que le funk s’empare de la Salle Pierre-Mercure. Au premier abord, cette salle, qui porte le nom d’un compositeur classique, semble avoir été faite pour les collets montés, mais si Pierre était avec nous pour le spectacle de John Roberts (en esprit, bien sûr), il ne pourrait pas s’empêcher de sourire. Parce que peu importe le type de musique : classique, folk ou R & B, John Roberts y met du swing et du funk.

Souhaitons donc la bienvenue à John Roberts, le gardien du funk. Vétéran des studios Atlanta, il joue de la batterie sur les albums de George Duke, En Vogue, Monica, Xscape, Goodie Mob, Al Jarreau, Rachel Farrell et Jonathan Butler.

Qu’a-t-il dans son sac pour vous? Avec l’aide de Mark de Clive-Lowe, fameux producteur et claviériste aux mœurs particulières, il risque de vous donner des spasmes.


 






John Roberts est originaire de Philadelphie, où il a joué dans les clubs et enregistré en studio avec DJ Jazzy Jeff & Fresh Prince. Puis, il est déménagé à Atlanta pour contribuer au funk géorgien. Dernièrement, John Roberts était en tournée avec Janet Jackson. Sachant exactement où le battement rythmique doit tomber, John n’a pas peur de faire face à ses 50 000 fans avant de faire claquer le fouet au début d’une chanson et de mettre les musiciens au pas pour que les paroles du chanteur tombent à point et que l’audience danse de tout son soûl.

Avant tout, John a cette étincelle, cette personnalité, cette chaleur qui ne peut que provenir du cœur. D’ailleurs, John Roberts jouait si bien du funk à la batterie que les producteurs se sont mis à briser la tradition et à engager de vrais batteurs pour jouer du dance/hip-hop/R & B, au lieu de toujours s’en remettre à des séquenceurs. Pour ça, on lui en doit une.

Alors, levez-vous de vos sièges pour célébrer cet homme qui a défié la machine et qui a gagné. John Roberts se classe parmi les grands parce qu’il fait partie de ce petit nombre de gens qui ont redonné à la musique funk ses lettres de noblesse. Il se peut que vous l’ayez connu en tant que « Lil' John » (le petit John). Aujourd’hui, on l’appelle tout simplement John Roberts. Parce qu’il n’y a rien de « petit » chez lui.

Gestionnaire de contenu AXIS